Bienvenue sur le site de la Rose-Croix d'Or de Toulon-nice
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A notre époque, les énergies transformatrices de l’Ère du Verseau, agissent sur l'humanité.
Partout les limites sont dépassées, partout il est question d'une grande accélération de la vie.
Celui qui, réceptif à ces énergies, suit le processus de transformation intérieure en question, verra l'ensemble de la création, entraîné dans un développement nouveau.
Nous nous interrogeons alors: Sommes-nous seulement ce que nous paraissons? Utilisons-nous vraiment toutes nos possibilités? Et comprenons-nous ce que les changements actuels, nous invitent à construire? |

|  | Page de contact pour notre centre de la ville de Toulon-nice ESPACE LES VERNEDES 2 Route des Vernèdes
83480 PUGET SUR ARGENS
Téléphone : 0662513790
Email : rco83@orange.fr
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|  | Vous pouvez aussi nous joindre par email
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| | Mardi 31 Janvier 2012 à 20h - NICE, Centre RESPIRE 5 avenue Malausséna
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|  | | Mardi 07 Février 2012 à 20h - NICE, Centre RESPIRE 5 avenue Malausséna
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|  | | Mardi 27 Mars 2012 à 20h - NICE, Centre RESPIRE 5 avenue Malausséna
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| | | Mercredi 28 Mars 2012 à 20h - FREJUS, Centre CANATHÉA 91 avenue Eugène Joly
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| | | Vendredi 30 Mars 2012 à 20h - TOULON, Foyer de la Jeunesse 11 place d'Armes
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|  | | Vendredi 20 Avril 2012 à 20h - TOULON, Foyer de la Jeunesse 11 place d'Armes
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| | | Mardi 24 Avril 2012 à 20h - NICE, Centre RESPIRE 5 avenue Malausséna
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|  | | Vendredi 27 Avril 2012 à 20h - NICE, Centre RESPIRE 5 avenue Malausséna
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|  | | Mardi 08 Mai 2012 à 10h30 - PUGET SUR ARGENS, Ecole Gnostique de la Rose-Croix d'Or Espace Les Vernèdes 2
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|  | | Samedi 09 Juin 2012 à 20h - NICE, Centre RESPIRE 5 avenue Malausséna
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Article du mois
Les causes premières du bien et du mal
Qui aspire à la vie supérieure, telle qu’elle est enseignée dans l’École Spirituelle, se heurte à la difficulté de comprendre les causes premières du « bien et du mal ». C’est une compréhension pourtant nécessaire à la progression sur le chemin de la sanctification. L’élève a le devoir de s’atteler à la résolution de cette question qui pourrait entraver son développement.
La philosophie de la Rose-Croix nous apporte d’amples explications concernant la possibilité d’échapper à la toile d’araignée tissée par les illusions et de nous tourner vers la Sagesse. Tôt ou tard, l’élève est confronté au mystère du bien et du mal.
Nous sommes dans l’ensemble, dans l’incapacité de nous représenter les diverses strates de notre cosmos planétaire, comme de réaliser que notre existence ne se déroule pas dans la strate la plus élevée – la sphère de la plus grande chaleur – mais dans la strate dialectique inférieure.
Deux forces naturelles souveraines
La signature caractéristique de la strate dialectique est la coexistence de deux forces, ou lois, naturelles qui sont l’image inversée l’une de l’autre. Comme dans un jeu de miroirs. Elles ont des polarisations inverses et ne constituent pas une unité. Elles sont à l’origine du jeu des oppositions telles que l’attraction et la répulsion, la lumière et l’obscurité, le chaud et le froid, le vide, le plein, la croissance, la décomposition, et pour tout dire, la vie et la mort. Cette loi des contraires est en vigueur dans les quatre règnes : minéral, végétal, animal et humain. Depuis notre strate dialectique, nous pouvons observer, grâce à nos facultés de perception tridimensionnelle, les mondes environnants ainsi que l’action des deux forces opposées qui s’y exercent.
En y réfléchissant attentivement, on comprend que ces deux forces produisent, actuellement, des effets très différents de ceux qu’ils avaient auparavant, au moment où, avec nos compagnons d’infortune, nous nous retrouvâmes sur cette strate. Donnons un exemple très simple. Lorsque nous sommes, intérieurement, en parfaite harmonie avec les principes en question et que la conduite de notre vie obéit aux exigences de ces lois, elles ne peuvent, en aucun cas, agir à notre encontre. Bien au contraire. Elles sont pour nous une aide constante, et un support moral. Il arrive même un moment où nous n’y faisons plus attention. Notre vie, comme élevée au-dessus de la loi, croît en harmonie avec elle.
Plus jamais la guerre
Lorsque, éventuellement, nous nous opposons à la loi, nous créons une résistance, qui provoque une friction, laquelle produit de la chaleur. Cette chaleur se transforme en colère, une colère incendiaire, entraînant une explosion qui tombe sous le coup de la loi. La peur de la sanction encourue et de sa mise à exécution, nous pousse à des réactions sournoises et veules.
La loi judaïque est parfaitement juste et logique : « Je suis votre Dieu qui punit l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent... ». Voici un avertissement clair et net, pour que l’homme sache que s’il s’autorise à commettre le mal, il sera retranché du bien pour très longtemps. Mais dans ce cas, l’homme n’est induit à une forme de bien que par la peur de la sanction. Il adoptera un comportement servile sans rapport avec sa valeur intrinsèque.
Aujourd’hui, au terme de trop d’expériences, l’humanité pousse un cri : « Plus jamais la guerre ! » mais ce cri ne lui est arraché que par la peur du châtiment de ses crimes, qui ont fait couler le sang et semé la famine. Ce revirement, ce semblant de retour à l’humanisme, n’est qu’un aveu de lâcheté.
Les portes d’accès à la véritable vie nouvelle
Cet exemple nous éclaire sur la vocation de la philosophie de la Rose-Croix d’Or. Au commencement, les deux forces en présence, dans la strate dialectique, n’offraient pas motif à être distinguées comme bien et mal. L’humanité d’alors ne ressentait pas l’action de ces forces jumelles de la même façon que nous les ressentons aujourd’hui. Dans le domaine dialectique primordial, il n’y avait pas d’opposition entre bien et mal. L’une de ces deux forces assurait la croissance, et l’autre y mettait fin. Et ce, sans la moindre intention maligne ; la fonction de la force de dissolution était d’assurer une incessante transformation, permettant à la force de croissance de se manifester à travers toujours plus de sublimité et de splendeur.
La nuit et la mort étaient les portes d’accès à la vie véritable. Ainsi, grâce à la complémentarité des deux principes, se déroulait un constant processus d’évolution. Son éviction de l’ordre divin, par une cause fortuite, mena l’humanité dans une dimension paradisiaque, où lui demeura la possibilité, au long d’une ascension en spirale, de retourner dans sa Patrie perdue. En terme d’excellence, de Pureté et d’harmonie, la force de décomposition était équivalente à la force de croissance.
Une voie parfaite de réintégration dans la Lumière
En ceux qui gardaient le souvenir de la Patrie perdue, se perpétuait un intense sentiment de nostalgie, étant exclus de l’Ordre statique. C’est pourquoi il faut considérer, malgré tout, cet ordre dialectique primitif comme une voie parfaite de réintégration dans la Lumière originelle. Il était, en soi, une manifestation de la Lumière. Toutefois, dans son état actuel, l’ordre dialectique nous apparaît comme le théâtre d’un drame ahurissant. Les deux principes de la strate dialectique ne garantissent plus un processus d’évolution mais accentuent, au contraire, un processus de chute. Ils sont devenus une source de chaos. Toutes les Écritures sacrées désignent l’ordre mondial actuel comme « ayant intégralement sombré dans le mal ».
Quel que soit le principe que l’on invoque, il n’y a plus d’issue vers la Lumière. La malignité de la contre-nature est si absolue, que, seule, une intervention divine peut forer un passage vers la Lumière. D’où la parole de Jésus-Christ : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie », qui est si scientifiquement et si parfaitement juste.
L’action des forces jumelles de notre strate est perturbée et, par totale conformité avec l’état de l’humanité, elle châtie rageusement. La force de croissance et d’assimilation ne s’exerce plus qu’en réaction au mal et à la prolifération de la malfaisance et l’homme fuit devant ce qu’il a lui-même déchaîné. Épouvanté par tant de perversité, il veut devenir bon, mais à cause de sa fatale méprise, il ne rencontre qu’une projection spéculative de la bonté. Et chacun de ses jours témoigne de la véracité de cette sentence tirée de la Genèse : « ...car le jour où tu en mangeras, tu mourras » (Gen.2, 17). L’atteinte aux lois de coopération harmonieuse des deux grandioses forces de la nature dialectique fait d’elles des puissances de courroux et de châtiment. L’une fait office de bien, selon l’acception conventionnelle, et l’autre de mal. Ce sont les fruits d’un même arbre, les reflets inversés l’un de l’autre. Ainsi, comprend-on pourquoi le bien de cette nature ne saurait nous délivrer de notre misère.
La bonne action ne libère pas l’homme du mal
Ici, se pose un problème embarrassant, s’il en fût. N’avons-nous pas d’autre alternative ? Être bon ou mauvais de façon primaire ? Car même en agissant bien, on n’est jamais totalement exempt de mal. Et réciproquement. N’y a-t-il pas d’autre issue ? N’y a-t-il pas d’autre force sur laquelle compter ? N’existe-t-il pas un bien, supérieur à notre bien ?
Oui, il existe une autre voie, une autre loi, un bien supérieur. La philosophie de la Rose-Croix établit l’existence de cet autre principe, au même titre que toutes les traditions sacrées. Ce bien supérieur n’est pas la résultante des deux forces jumelles de la strate dialectique. Il est très justement désigné, dans la langue anglaise, par le mot « completeness », perfection.
La perfection, la voie de la plénitude, nous est offerte par la Hiérarchie du Christ. En suivant, en appréhendant cette force, on dépasse le bien naturel, on rompt d’avec le mal et l’on neutralise, ainsi, la malédiction immémoriale du fruit défendu dont on n’a que trop subi les séquelles. La force de perfection, qui est dans le Christ, nous ramène à l’état primordial de la strate dialectique pure et sans tache ; ce domaine redevient une voie d’accès à la vie nouvelle supérieure dans le sein du Père.
La plénitude est comme l’eau
Si vous comprenez cette idée, vous saisirez le sens des paroles de Lao Tseu : « Lorsque quelqu’un aspire à régner et entreprend quoi que ce soit en ce sens, je constate qu’il échoue. La royauté est d’ordre spirituel et ne peut s’acquérir par l’intrigue. Celui qui cherche à l’obtenir de cette façon la réduit à néant. A qui veut s’en emparer, elle se dérobe. La royauté spirituelle ne peut se conquérir que par un être dépourvu de toute visée et libre de toute démarche. La philanthropie et la bonté y échouent comme le reste. La plénitude est comme l’eau. L’eau fait du bien à tous les êtres, sans le moindre effort. Elle croupit en des lieux dédaignés des hommes. C’est là que le sage s’approche de Tao. Il élit volontiers domicile dans les lieux les plus vils. Son cœur chérit les profondeurs. En toute bienfaisance, il chérit l’amour. Sa parole est de vérité; ce qu’il régit c’est l’ordre ; son travail reflète sa compétence, ses actes la ponctualité. Ne luttant contre rien, ni personne, il ne s’attire aucun blâme. »
Si cette idée a quelque sens pour vous, vous comprendrez ce témoignage du Sermon sur la Montagne : « Lorsque tu fais le bien, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite. »
Toutes ces sentences attestent de la force de perfection qui est dans le Christ et nous conduit sur la Voie, à Tao. Tant que nous aspirons au bien en réaction au mal, nous déployons une activité qui, à son tour, va provoquer une contre-réaction. C’est pourquoi, nous devons nous abstenir de telles manœuvres. Par cette forme de non-agir, du sens spirituel, nous échappons au cercle vicieux de l’action-réaction, pour parvenir au comportement juste. Comprenez-le en esprit.
Voici comment il s’approche de Tao
De même que l’eau est bienfaisante pour tous les êtres, sans s’efforcer à rien, de même, l’homme qui vit dans la Perfection du bien suprême, rayonne. Non parce que c’est bien, non pour combattre le mal, mais parce qu’il ne peut faire autrement. Il ne lutte ni pour, ni contre rien. Il EST dans le bien suprême et se manifeste en lui. Il ne se demande pas si c’est bien, si c’est considéré comme bon, si cela fait échec au mal. Il ne lutte pas. IL EST. C’est ainsi qu’il s’approche de Tao. Il n’est pas modeste parce que la loi le prescrit, mais par nature. Par nature, sa main gauche ignore ce que fait sa main droite. La conquête d’un royaume spirituel se fait en dehors de toute préméditation et de toute autorité.
En vertu de sa proximité avec la « Completeness », il ne dédaigne pas d’occuper le dernier rang. Il est humble. Son cœur affectionne la profondeur. Il y plonge en toute Sagesse. Il affectionne l’amour en toute charité. Il étaie ce qui est brisé, le panse, le redresse. Il parle en vérité, et témoigne de la Voie de Tao. Il s’emploie à créer l’ordre.
Au service de la Hiérarchie, il tend à établir un foyer de la Fraternité Universelle Statique. C’est un ouvrier diligent. Il recherche l’efficacité. Il sait n’intervenir qu’au moment propice. Il ne lutte pas, ni contre le mal, ni avec le bien. Il se tient à l’écart, et pourtant il est au centre de tout. Il a les pieds sur terre, bien ancrés dans le réel.
Ainsi, pleinement engagé dans le monde, sans être de ce monde, il ne s’attire aucun blâme. Ce qui signifie qu’il se tient au-dessus de la roue de la nature et que la strate dialectique devient pour lui une large voie d’accès à l’éternité.
Comprenne qui pourra.
Jan van Rijckenborgh.
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Livre du mois
CHRISTIANOPOLIS
Par J. VAN RIJCKENBORGH
QUELQUES PRECISIONS SUR LA VILLE DES MYSTERES
Lorsque dans l'école des mystères de la Rose-Croix, le néophyte prend contact pour la première fois avec le noyau du champ de force, avec Christianopolis, et qu'il lui est permis d'étudier en détail l'ordonnance de cette ville, non seulement joie et reconnaissance l'emplisse, mais aussi grand étonnement, car il découvre que l'école des mystères n'est pas tant une communauté d'étude qu'avant tout une communauté de travail.
S'il a d'abord pensé être admis dans une université d'un genre particulier, dans une école supérieure de sagesse divine afin que, nouvellement investi de ce savoir, il libère en lui des forces encore cachées offrant au travail dans le grand vignoble de nouvelles possibilités, alors toute cette série de suppositions erronées se voit sévèrement infirmée par la réalité. De nouveau plusieurs illusions se révèlent vaines et il s'en écarte avec un geste désabusé. Il n'a nulle tristesse d'abandonner ce qui en lui est erreur, mais il en a d'avoir pu conserver si longtemps avec les meilleures intentions, oui, même avec une prière sur les lèvres un leurre. Les amis de la Rose-Croix connaissent tous cette affliction.
Lorsqu'il y a plusieurs années nous commençâment à implanter le noyau d'une véritable vie spirituelle nouvelle et nous hasardâmes en chancelant sur le chemin, notre aspiration était immense mais notre acquis, la base sanguine sur laquelle nous débutions, encore très pauvre. C'est pourquoi nous avons dû nous orienter, dans ce monde des apparences, et saisir la littérature philosophique et scientifique à laquelle, dans notre désir immense nous nous sommes abreuvés comme à un vin pétillant, étincelant de renouveau. Nous nous sommes saisis d'innombrables ouvrages qui devaient, comme nous le croyions, nous transmettre les mystères occidentaux. Et nous n'entendions pas les rires, les ricannements sadiques de Lucifer : voilà encore des gens qui cherchent à établir le noyau d'une nouvelle fraternité, alors que le matériel de travail est déjà pourri jusqu'à la fibre par les illusions de cet ordre de nature ! N'est-ce pas peine perdue à l'avance ! N'est-ce pas à mourrir de rire !
Mais si l'aspiration est assez forte et si elle irradie l'amour des hommes, la lumière apparaît dans cette obscurité et le rire luciférien doit s'arrêter. Dès le début de ces années, nous avons placé le Christ au milieu de notre travail et nous avons posé comme base, sous la Rose-Croix, le condensé de notre vie à tous, la sainte Bible.
Si nous avions considéré ce livre sacré comme un ornement, si nous avions laissé fermés les sept sceaux, les serviteurs de l'illusion auraient eu la paix. Mais dès le départ guidés par notre aspiration suppliante, nous avons placé au milieu d'un groupe d'intéressés régulièrement croissant, une toute nouvelle théologie originelle ésotérique, une Bible dont les sept sceaux avaient été ouverts.
Cette magie est devenue notre salut. Cette lumière nous a guidés, à travers détresse, douleurs et chagrins, vers le port salvateur des mystères. Cette force a fait tourner le rire luciférien en cri de fureur. Nous avions un bon pas d'avance sur nos adversaires du camp de la sombre malédiction. Alors qu'ils pensaient que, par manque de discernement, nous nous servirions, dans notre vie comme dans notre travail, d'une littérature placée sous leur contrôle, nous commençâmes intérieurement par le véritable ésotérisme de la Bible, notamment l'ésotérisme et la magie cachée de l'Evangile de Jean et du Pentateuque.
chapitre X (pages 99 à 100)
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Les causes premières du bien et du mal
Qui aspire à la vie supérieure, telle qu’elle est enseignée dans l’École Spirituelle, se heurte à la difficulté de comprendre les causes premières du « bien et du mal ». C’est une compréhension pourtant nécessaire à la progression sur le chemin de la sanctification. L’élève a le devoir de s’atteler à la résolution de cette question qui pourrait entraver son développement.
La philosophie de la Rose-Croix nous apporte d’amples explications concernant la possibilité d’échapper à la toile d’araignée tissée par les illusions et de nous tourner vers la Sagesse. Tôt ou tard, l’élève est confronté au mystère du bien et du mal.
Nous sommes dans l’ensemble, dans l’incapacité de nous représenter les diverses strates de notre cosmos planétaire, comme de réaliser que notre existence ne se déroule pas dans la strate la plus élevée – la sphère de la plus grande chaleur – mais dans la strate dialectique inférieure.
Deux forces naturelles souveraines
La signature caractéristique de la strate dialectique est la coexistence de deux forces, ou lois, naturelles qui sont l’image inversée l’une de l’autre. Comme dans un jeu de miroirs. Elles ont des polarisations inverses et ne constituent pas une unité. Elles sont à l’origine du jeu des oppositions telles que l’attraction et la répulsion, la lumière et l’obscurité, le chaud et le froid, le vide, le plein, la croissance, la décomposition, et pour tout dire, la vie et la mort. Cette loi des contraires est en vigueur dans les quatre règnes : minéral, végétal, animal et humain. Depuis notre strate dialectique, nous pouvons observer, grâce à nos facultés de perception tridimensionnelle, les mondes environnants ainsi que l’action des deux forces opposées qui s’y exercent.
En y réfléchissant attentivement, on comprend que ces deux forces produisent, actuellement, des effets très différents de ceux qu’ils avaient auparavant, au moment où, avec nos compagnons d’infortune, nous nous retrouvâmes sur cette strate. Donnons un exemple très simple. Lorsque nous sommes, intérieurement, en parfaite harmonie avec les principes en question et que la conduite de notre vie obéit aux exigences de ces lois, elles ne peuvent, en aucun cas, agir à notre encontre. Bien au contraire. Elles sont pour nous une aide constante, et un support moral. Il arrive même un moment où nous n’y faisons plus attention. Notre vie, comme élevée au-dessus de la loi, croît en harmonie avec elle.
Plus jamais la guerre
Lorsque, éventuellement, nous nous opposons à la loi, nous créons une résistance, qui provoque une friction, laquelle produit de la chaleur. Cette chaleur se transforme en colère, une colère incendiaire, entraînant une explosion qui tombe sous le coup de la loi. La peur de la sanction encourue et de sa mise à exécution, nous pousse à des réactions sournoises et veules.
La loi judaïque est parfaitement juste et logique : « Je suis votre Dieu qui punit l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent... ». Voici un avertissement clair et net, pour que l’homme sache que s’il s’autorise à commettre le mal, il sera retranché du bien pour très longtemps. Mais dans ce cas, l’homme n’est induit à une forme de bien que par la peur de la sanction. Il adoptera un comportement servile sans rapport avec sa valeur intrinsèque.
Aujourd’hui, au terme de trop d’expériences, l’humanité pousse un cri : « Plus jamais la guerre ! » mais ce cri ne lui est arraché que par la peur du châtiment de ses crimes, qui ont fait couler le sang et semé la famine. Ce revirement, ce semblant de retour à l’humanisme, n’est qu’un aveu de lâcheté.
Les portes d’accès à la véritable vie nouvelle
Cet exemple nous éclaire sur la vocation de la philosophie de la Rose-Croix d’Or. Au commencement, les deux forces en présence, dans la strate dialectique, n’offraient pas motif à être distinguées comme bien et mal. L’humanité d’alors ne ressentait pas l’action de ces forces jumelles de la même façon que nous les ressentons aujourd’hui. Dans le domaine dialectique primordial, il n’y avait pas d’opposition entre bien et mal. L’une de ces deux forces assurait la croissance, et l’autre y mettait fin. Et ce, sans la moindre intention maligne ; la fonction de la force de dissolution était d’assurer une incessante transformation, permettant à la force de croissance de se manifester à travers toujours plus de sublimité et de splendeur.
La nuit et la mort étaient les portes d’accès à la vie véritable. Ainsi, grâce à la complémentarité des deux principes, se déroulait un constant processus d’évolution. Son éviction de l’ordre divin, par une cause fortuite, mena l’humanité dans une dimension paradisiaque, où lui demeura la possibilité, au long d’une ascension en spirale, de retourner dans sa Patrie perdue. En terme d’excellence, de Pureté et d’harmonie, la force de décomposition était équivalente à la force de croissance.
Une voie parfaite de réintégration dans la Lumière
En ceux qui gardaient le souvenir de la Patrie perdue, se perpétuait un intense sentiment de nostalgie, étant exclus de l’Ordre statique. C’est pourquoi il faut considérer, malgré tout, cet ordre dialectique primitif comme une voie parfaite de réintégration dans la Lumière originelle. Il était, en soi, une manifestation de la Lumière. Toutefois, dans son état actuel, l’ordre dialectique nous apparaît comme le théâtre d’un drame ahurissant. Les deux principes de la strate dialectique ne garantissent plus un processus d’évolution mais accentuent, au contraire, un processus de chute. Ils sont devenus une source de chaos. Toutes les Écritures sacrées désignent l’ordre mondial actuel comme « ayant intégralement sombré dans le mal ».
Quel que soit le principe que l’on invoque, il n’y a plus d’issue vers la Lumière. La malignité de la contre-nature est si absolue, que, seule, une intervention divine peut forer un passage vers la Lumière. D’où la parole de Jésus-Christ : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie », qui est si scientifiquement et si parfaitement juste.
L’action des forces jumelles de notre strate est perturbée et, par totale conformité avec l’état de l’humanité, elle châtie rageusement. La force de croissance et d’assimilation ne s’exerce plus qu’en réaction au mal et à la prolifération de la malfaisance et l’homme fuit devant ce qu’il a lui-même déchaîné. Épouvanté par tant de perversité, il veut devenir bon, mais à cause de sa fatale méprise, il ne rencontre qu’une projection spéculative de la bonté. Et chacun de ses jours témoigne de la véracité de cette sentence tirée de la Genèse : « ...car le jour où tu en mangeras, tu mourras » (Gen.2, 17). L’atteinte aux lois de coopération harmonieuse des deux grandioses forces de la nature dialectique fait d’elles des puissances de courroux et de châtiment. L’une fait office de bien, selon l’acception conventionnelle, et l’autre de mal. Ce sont les fruits d’un même arbre, les reflets inversés l’un de l’autre. Ainsi, comprend-on pourquoi le bien de cette nature ne saurait nous délivrer de notre misère.
La bonne action ne libère pas l’homme du mal
Ici, se pose un problème embarrassant, s’il en fût. N’avons-nous pas d’autre alternative ? Être bon ou mauvais de façon primaire ? Car même en agissant bien, on n’est jamais totalement exempt de mal. Et réciproquement. N’y a-t-il pas d’autre issue ? N’y a-t-il pas d’autre force sur laquelle compter ? N’existe-t-il pas un bien, supérieur à notre bien ?
Oui, il existe une autre voie, une autre loi, un bien supérieur. La philosophie de la Rose-Croix établit l’existence de cet autre principe, au même titre que toutes les traditions sacrées. Ce bien supérieur n’est pas la résultante des deux forces jumelles de la strate dialectique. Il est très justement désigné, dans la langue anglaise, par le mot « completeness », perfection.
La perfection, la voie de la plénitude, nous est offerte par la Hiérarchie du Christ. En suivant, en appréhendant cette force, on dépasse le bien naturel, on rompt d’avec le mal et l’on neutralise, ainsi, la malédiction immémoriale du fruit défendu dont on n’a que trop subi les séquelles. La force de perfection, qui est dans le Christ, nous ramène à l’état primordial de la strate dialectique pure et sans tache ; ce domaine redevient une voie d’accès à la vie nouvelle supérieure dans le sein du Père.
La plénitude est comme l’eau
Si vous comprenez cette idée, vous saisirez le sens des paroles de Lao Tseu : « Lorsque quelqu’un aspire à régner et entreprend quoi que ce soit en ce sens, je constate qu’il échoue. La royauté est d’ordre spirituel et ne peut s’acquérir par l’intrigue. Celui qui cherche à l’obtenir de cette façon la réduit à néant. A qui veut s’en emparer, elle se dérobe. La royauté spirituelle ne peut se conquérir que par un être dépourvu de toute visée et libre de toute démarche. La philanthropie et la bonté y échouent comme le reste. La plénitude est comme l’eau. L’eau fait du bien à tous les êtres, sans le moindre effort. Elle croupit en des lieux dédaignés des hommes. C’est là que le sage s’approche de Tao. Il élit volontiers domicile dans les lieux les plus vils. Son cœur chérit les profondeurs. En toute bienfaisance, il chérit l’amour. Sa parole est de vérité; ce qu’il régit c’est l’ordre ; son travail reflète sa compétence, ses actes la ponctualité. Ne luttant contre rien, ni personne, il ne s’attire aucun blâme. »
Si cette idée a quelque sens pour vous, vous comprendrez ce témoignage du Sermon sur la Montagne : « Lorsque tu fais le bien, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite. »
Toutes ces sentences attestent de la force de perfection qui est dans le Christ et nous conduit sur la Voie, à Tao. Tant que nous aspirons au bien en réaction au mal, nous déployons une activité qui, à son tour, va provoquer une contre-réaction. C’est pourquoi, nous devons nous abstenir de telles manœuvres. Par cette forme de non-agir, du sens spirituel, nous échappons au cercle vicieux de l’action-réaction, pour parvenir au comportement juste. Comprenez-le en esprit.
Voici comment il s’approche de Tao
De même que l’eau est bienfaisante pour tous les êtres, sans s’efforcer à rien, de même, l’homme qui vit dans la Perfection du bien suprême, rayonne. Non parce que c’est bien, non pour combattre le mal, mais parce qu’il ne peut faire autrement. Il ne lutte ni pour, ni contre rien. Il EST dans le bien suprême et se manifeste en lui. Il ne se demande pas si c’est bien, si c’est considéré comme bon, si cela fait échec au mal. Il ne lutte pas. IL EST. C’est ainsi qu’il s’approche de Tao. Il n’est pas modeste parce que la loi le prescrit, mais par nature. Par nature, sa main gauche ignore ce que fait sa main droite. La conquête d’un royaume spirituel se fait en dehors de toute préméditation et de toute autorité.
En vertu de sa proximité avec la « Completeness », il ne dédaigne pas d’occuper le dernier rang. Il est humble. Son cœur affectionne la profondeur. Il y plonge en toute Sagesse. Il affectionne l’amour en toute charité. Il étaie ce qui est brisé, le panse, le redresse. Il parle en vérité, et témoigne de la Voie de Tao. Il s’emploie à créer l’ordre.
Au service de la Hiérarchie, il tend à établir un foyer de la Fraternité Universelle Statique. C’est un ouvrier diligent. Il recherche l’efficacité. Il sait n’intervenir qu’au moment propice. Il ne lutte pas, ni contre le mal, ni avec le bien. Il se tient à l’écart, et pourtant il est au centre de tout. Il a les pieds sur terre, bien ancrés dans le réel.
Ainsi, pleinement engagé dans le monde, sans être de ce monde, il ne s’attire aucun blâme. Ce qui signifie qu’il se tient au-dessus de la roue de la nature et que la strate dialectique devient pour lui une large voie d’accès à l’éternité.
Comprenne qui pourra.
jan van Rijckenborg
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Le symbole, langage universel
« La Vérité n’est pas apparue au monde nue mais en symboles et en images, sinon le monde ne pourrait pas la recevoir »
(l’Evangile de Philippe, Nag Hammadi)
A l’origine, le symbole est un signe hermétique marquant le rapport entre « haut » et « bas ». C’est la rencontre entre deux mondes : le supérieur et l’inférieur, le plan extérieur et l’arrière-plan, le conscient et l’inconscient, l’idée et l’apparence. Les anciens symboles religieux se rapportaient à la Vérité et à la voie qui y mène.
Le mot « symbole » vient du verbe grec « symballein » qui veut dire « rapprocher » ; un symbole est donc la représentation d’un concept ou d’un processus auquel la structure du symbole ressemble, pourrait-on dire. La notion de symbole était utilisée, entre autres, pour indiquer que deux moitiés d’un anneau ou d’une tablette délibérément cassés étaient de nouveau réunies. Ainsi l’union de deux éléments séparés et pourtant apparentés indique donc bien le rapprochement de deux choses sur un même plan. De là vient son sens actuel : indiquer qu’une chose inférieure peut exprimer une chose supérieure. Il s’ensuit que le symbole franchit une frontière qu’il est ainsi possible de reconnaître consciemment.
Il existe un langage universel qui s’exprime au moyen de la musique, des symboles et des images. Il ne s’adresse pas à l’intellect mais à l’âme qui s’éveille. Une onde porteuse confère au monde la beauté, et une force incite à créer de façon à toucher autrui. C’est dans cette langue que la Lumière se révèle dans la matière.
Un symbole universel est une porte entre le temps et l’éternité, un message spirituel relié à la vie divine, une force qui descend du champ de vie originel. Ainsi l’humanité reçoit-elle de l’aide pour découvrir la vérité manifestée, la comprendre et se transformer elle-même en une vivante réalité pour accomplir sa véritable destinée : retourner à Dieu.
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